AVIS DE TEMPETE DU 9 FEVRIER 2009
mercredi 11 février 2009, par Gil Roy
Les fonctionnaires de l’aviation civile sont à cran cet hiver. Leur secrétaire d’état leur met la pression. Après s’être faits remonter les bretelles en janvier à cause de la neige et du verglas, ils ne voulaient pas se faire souffler dans les bronches à cause du vent. Quand Météo-France a déclenché l’alerte orange, le 9 février dernier, ils ont vu rouge… et ils ont aussitôt décidé de bloquer tout le trafic aérien en Ile-de-France. Une première.
En sortant l’artillerie lourde, la DGAC a surtout voulu éviter la pagaille dans les aérogares et, de ce point de vue, elle a gagné. A l’heure des journaux télévisés les terminaux étaient déserts. La paix régnait à Roissy-CDG. La démonstration a été faite en directe devant 15 millions de téléspectateurs que la crise avait été gérée de main de maître. CQFD.
Les pouvoirs publics n’ont voulu prendre aucun risque et c’est pour cela qu’ils ont fait, une fois de plus, jouer le principe de précaution… selon l’idée qu’ils s’en font et qui s’apparente plus à une ouverture systématique de parapluie qu’à un mode d’anticipation des risques.
Ils ont oublié, à moins qu’ils ne l’aient jamais su, que prendre des précautions, c’est d’abord assumer les risques qui peuvent découler d’un choix. C’est selon ce principe de l’aviation a progressé et que l’avion est devenu un moyen de transport sûr. Si Clément Ader avait inventé la DGAC avant l’avion, nous continuerions à rêver en regardant voler les oiseaux…
Gil Roy